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Il y a 30 ans... un 6 décembre!

Posté le 06/12/2019


Dans le café étudiant, nous sommes plusieurs assis à des tables. Nous discutons de tout et de rien. Certains discutent du prochain cours, des examens de fin de session, de leur sortie du samedi soir. C’était un mercredi comme tant d’autres. À l’écran de télévision, on diffuse un poste de sport auquel je ne portais pas une attention particulière. Nous sommes en fin de journée, près de 17h00 quand un événement attire mon attention et celle des personnes autour de moi. À la télévision, un bulletin spécial est diffusé. ‘’Un homme est entré à l’école Polytechnique et fait des victimes… On ne sait pas encore le nombre et qui sont les personnes atteintes, blessées ou tuées.’’ Je me rappelle de ce 6 décembre, du silence dans le café étudiant. Je me rappelle des regards, tous fixés sur le téléviseur. Nous étions, étudiants et étudiantes dans une incompréhension totale.
Ce n’est qu’un peu plus tard que nous avons appris que les victimes étaient des femmes,    14 femmes. Marc Lépine (comment puis-je oublier ce nom!) les avait ciblé parce qu’elles étaient des femmes. Les victimes étaient des étudiantes, des femmes, comme moi, comme nous.

Encore aujourd’hui, il est difficile de comprendre ce qui pousse une personne à poser un tel geste, à commettre l’irréparable. Un geste alimenter par la colère, la haine envers nous, les femmes! Il ne faut pas oublier ce 6 décembre 1989. Il faut encore et toujours dénoncer l’inégalité entre les hommes et les femmes. Il faut travailler ENSEMBLE pour atteindre l’égalité, pour lutter contre les préjugés. Les hommes présents lors de la tuerie se sont senti impuissants. Certains ont eu un sentiment de culpabilité ou la honte d’être un homme lors de cette tragédie. Des hommes pour qui cette événement n’avait aucun sens.
Il faut se rappeler qu’à 15h30 le 6 décembre 1989, on croyait à l’égalité des hommes et des femmes et que l’accès à des métiers dit non traditionnellement accessibles pour les femmes était devenu une normalité. Mais tout à basculer en quelques instants. La commémoration du 6 décembre 1989 nous rappelle que l’équilibre est un état fragile. Il faut donc demeurer vigilant pour la garder! C’est le rôle de tous, hommes et femmes de tous âges!